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Compétiteur depuis son plus jeune âge, cet ancien champion de tennis a su appliquer sa détermination tout au long de son parcours professionnel. Des salles de marché de BNP Paribas, à la création de sa propre structure, Eloi Brézac, co-fondateur et dirigeant de Zénith Capital, s’applique aujourd’hui à construire « son jeu » en toute indépendance, fidèle à ses propres convictions.

 

Ecole préparatoire, intégration à l’école de commerce Audencia, et parcours en finance, le cursus universitaire de ce passionné de tennis est digne d’un ace. Le match qui s’ensuit est tout aussi décisif. En 2007, Eloi Brézac débute sa carrière professionnelle à la Barep Asset Management (groupe Société Générale) à l’occasion d’un stage de fin d’étude, puis décroche son premier contrat. C’est dans ce cadre, qu’il fait ses premières armes dans la vente de produits structurés sur le marché européen. Un domaine dans lequel Eloi retrouve rapidement l’émulation et le challenge qu’il peut ressentir sur un cours de tennis. « La vente était pour moi une évidence, explique-t-il. Chaque matin s’ouvre l’univers des possibles. La seule certitude est que tout peut arriver et que les performances sont rapidement mesurables ».

Eloi poursuit son expérience commerciale et son expertise sur les produits structurés en rejoignant la salle de marché de BNP Paribas au sein de Privalto en 2008, lorsque la Barep est fusionnée dans SGAM AI et Lyxor après avoir enregistré d’énormes difficultés suite à la crise financière. Il est alors en charge des clients CGP de la région ouest de la France et c’est à cette époque qu’il rencontre son futur associé, Pierre Guys. « Il a d’abord été un collègue, puis mon responsable, ensuite mon fournisseur et désormais mon associé », raconte-t-il. Jusqu’en 2014, Eloi développe chez BNP Paribas un réseau de clients solide et noue de véritables relations de confiance avec eux. Des rapports qui le pousse à vouloir obtenir davantage d’indépendance dans le conseil. « Je voulais m’inscrire dans la durée avec mes clients, souligne-t-il. En ce sens, je ne souhaitais pas que mon conseil soit biaisé par des objectifs imposés ».

 

Vers le chemin de l’indépendance 

 

Une fois ce constat établi, Eloi ne tarde pas à franchir le premier cap de l’indépendance et quitte le réseau bancaire. Il rejoint alors le CMF (Capital Management France) en 2013 en tant que directeur commercial et développe une clientèle de banquiers privés et de réseaux de distribution. Son goût pour l’indépendance s’y confirme.

« Il me semblait de plus en plus essentiel d’accéder à un niveau supérieur d’autonomie et d’indépendance »

Trois ans plus tard Eloi souhaite aller plus loin en franchissant une seconde étape : monter sa propre structure. « Aux vues de mes responsabilités et des résultats apportés, il me semblait de plus en plus essentiel d’accéder à un niveau supérieur d’autonomie et d’indépendance », estime-t-il. Dans cette démarche, Eloi décide de créer, en 2015, une plateforme en ligne baptisée moncapital.fr proposant un contrat d’assurance vie en partenariat avec Suravenir. Une aventure qu’il portera jusqu’en 2017 avant de revendre les activités à Cyrus Conseil. Cette expérience est en quelque sorte un « entrainement », avant de se lancer en 2017 dans le « grand chelem » de l’entreprenariat en créant avec Pierre Guys, Zénith Capital.

Pour autant, le co-fondateur ne se considère pas comme un entrepreneur. « J’ai davantage d’admiration pour un entrepreneur capable de créer un concept totalement nouveau à partir de rien, nuance-t-il. Je ne fais que réinventer un modèle déjà existant sur la base d’un travail que je connais déjà. Cela ne nécessite pas le même courage ». Ce qui motive au quotidien ce compétiteur, c’est avant tout de nouer des relations de confiance avec ses clients, de travailler autour de projets communs et de “faire équipe avec eux”, dit-il. « Ne plus bénéficier de la notoriété d’une grande banque valorise les réussites obtenues mais rend les échecs beaucoup plus personnels ; il faut apprendre à les accepter », constate Eloi avec recul. Un état d’esprit que ce joueur de tennis chevronné connait bien.

 

Jeu, set et match !

 

Issu d’une famille passionnée de tennis, c’est dès son plus jeune âge qu’il se confronte à l’adversaire sur les cours de tennis bretons. Assidu et volontaire, il multiplie les titres et devient champion de France en double à l’âge de 16 ans, puis champion de Bretagne junior à plusieurs reprises, pour finir 13-ème meilleur joueur français junior. Malgré un classement prometteur (il était classé négatif à 17 ans et est encore classé 0), Eloi privilégie les études à la poursuite du tennis en tant que professionnel et relativise aujourd’hui ce choix difficile. « En France, je n’étais pas dans le trio de tête de mon année d’âge qui en plus est sur une génération qui n’a pas très bien performé. J’ai vécu l’expérience à travers mon frère qui lui a fait des années sur le circuit pro », explique Eloi. Même s’il ne joue plus sur les mêmes terrains qu’Arnaud Clément et autre Benoit Percque, il reste néanmoins classé parmi les 300 meilleurs joueurs de tennis français.

Aujourd’hui, c’est dans le très prisé club de tennis d’Arnaud Lagardère, où il est classé numéro 1 de l’équipe première, qu’il s’entraîne deux fois par semaine. Au-delà de l’esprit de compétition, le tennis est avant tout une histoire de famille qu’il partage depuis son enfance avec ses deux frères et qu’il compte bientôt transmettre à ses deux jumeaux âgés de trois ans.

Lorsqu’il n’est pas sur la terre battue, c’est sur les vagues de l’océan Atlantique, plus précisément sur celles proches du Cap Ferret, que ce sportif se dépense. Amateur de surf, les vacances sont pour lui l’occasion d’apprendre, encore. « Je n’ai aucun talent initial pour pratiquer ce sport, seul le travail m’aide et le contact avec la nature apporte beaucoup d’humilité », souligne-t-il. Mais cela reste pour lui l’occasion de vivre un moment de partage avec ses amis. « A l’inverse du tennis, le surf permet de partager collectivement des sensations », ajoute Eloi.

Quand il s’agit de rester au calme, c’est en compagnie d’un livre économique ou de développement personnel que ce dirigeant, qui se dit en quête de compréhension et de progrès permanent, trouve des instants de pause.

« Je sais d’où je viens tout en adorant me projeter, c’est ma manière d’avancer vers mes objectifs avec humilité et ambition », indique-t-il. Autant de réflexions est d’analyses qui lui ont permis de concrétiser et de mener à bien, à 35 ans seulement, ses propres ambitions.

 

 

 Distrib Invest – Marine Quillaud – 15/05/2018

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