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Créé en février 2017 par deux anciens responsables de BNP Paribas, Zénith Capital se place sur le segment spécifique des produits structurés et connaît depuis son lancement une croissance importante en affichant d’ores et déjà 320 millions d’euros d’encours conseillés. Eloi Brézac, co-fondateur et dirigeant de la structure, souhaite poursuivre le développement auprès des clients Entreprises en proposant des produits composés d’une sélection d’ETF qui répondent aux exigences de stabilité.

 

Experts en produits dérivés et structurés, Pierre Guys et Eloi Brézac ont lancé Zénith Capital dans le but de fournir aux CGP, Family Office, et assureurs, un service spécialisé et indépendant sur les produits structurés. « En limitant les étapes de calcul à trois et en augmentant le nombre de documentations légales à fournir, l’AMF a permis, depuis déjà plusieurs années, d’améliorer la transparence de la classe d’actif et de faciliter la compréhension des produits structurés », rappelle Eloi Brézac, qui entend mettre fin aux idées reçues sur ces produits. Une démarche qui lui a permis d’obtenir, en une année, 75 clients, dont 60% de CGP, 15% de family office, et 15% d’assureurs. Sa société comptabilise actuellement 320 millions d’euros d’encours conseillés.

 

« Démystifier » les produits structurés

Les solutions standards proposées s’inscrivent dans le long terme avec des échéances allant jusqu’à 10 ans en assurant le versement de coupons annuels. Pour cela, elles s’appuient sur une sélection d’ETF rigoureuse. « Notre objectif est de maximiser les chances d’avoir du rendement sur le long terme quitte à le plafonner. En résumé, préférer la visibilité du rendement à sa volatilité », explique le co-fondateur. Une approche « père de famille » se présentant comme une alternative aux gestions actions, trop volatiles, et aux rendements décevant des gestions obligataires. « Les produits structurés permettent de répondre de manière intelligente à un maximum de scénarii de marché et de convenir de l’objectif de gestion pour chacun d’eux en amont de la souscription », poursuit le co-fondateur.

La construction des solutions s’appuie sur une sélection d’ETF à laquelle s’ajoute une protection en capital ainsi qu’une échéance pour s’inscrire de cette manière dans une approche très défensive. Grâce à un effet de taille et une expertise sur les produits, la structure assure par ailleurs disposer d’un avantage compétitif sur les prix.

Cependant, pour parvenir à tenir la promesse d’une protection « haute », tout en garantissant le versement de coupons annuels, la sélection des indices et des sous-jacents composant le produit est indispensable.

 

La recherche d’indices stables

Pour se faire, Zénith Capital effectue une sélection d’indices dont l’objectif principal est de garantir une stabilité dans la durée. L’éligibilité au sein des contrats d’assurance vie de droit français, ainsi que le risque de défaut de la banque émettrice de l’indice sont donc les premiers critères analysés. Dans cette démarche, la sélection actuelle se porte sur des indices issus de banques françaises, allemandes, américaines, ou anglaises. « Il est primordial que le risque de défaut de crédit des établissements bancaires soit pris en compte dans la construction des offres. C’est pourquoi, comme les assureurs, nous sommes très attentifs, à ce point dans le choix des émetteurs », souligne Eloi Brézac.

Le second niveau de la sélection concerne le sous-jacent de l’indice. Pour s’inscrire dans une démarche de long terme Zénith Capital construit ses produits à partir d’ETF composés essentiellement de grandes entreprises de la zone européenne. Les indices sur le CAC 40 et l’Eurostoxx 50 sont donc privilégiés. « De manière générale, nous cherchons sans cesse à structurer sur des sous-jacents robustes et facilement compréhensibles. A promesse équivalente, nous évitons les paris avec un biais sectoriel ou géographique trop marqué. En effet c’est la stabilité du sous-jacent qui permet aux produits de délivrer des coupons ; inutile souvent d’aller chercher des paris trop risqués », explique Eloi Brézac.

En revanche, jugés trop spécifiques et donc trop risqués, les ETF sectoriels ou géographiques sont, quant à eux, exclus de la sélection. « Ils exposent davantage à des phénomènes de retournement de marché pouvant être importants et rapides », explique Eloi Brézac.

 

L’utilisation d’ETF synthétiques

Zénith Capital utilise également des ETF synthétiques pour leur meilleure gestion des dividendes. « Afin de limiter les écarts de performance, nous sommes attentifs à la volatilité, aux dividendes et à l’historique des indices dans notre recherche permanente d’optimisation du couple rendement/risque», précise le dirigeant.

« Nous privilégions la stabilité apportée par l’équipondération des valeurs afin de prévenir des effets négatifs engendrés par la chute d’une capitalisation »

Par ailleurs, l’équipondération des capitalisations boursières est aussi un facteur permettant d’obtenir des performances fiables et représentatives. « Bien que cela limite l’exposition aux surperformances, nous privilégions la stabilité apportée par l’équipondération des valeurs afin de prévenir des effets négatifs engendrés par la chute d’une capitalisation qui serait surpondérée dans l’indice. », estime Eloi Brézac. Pour maitriser le suivi des indices, la sélection se concentre également sur les ETF n’effectuant aucune rotation en portefeuille.

Actuellement, la structure travaille avec 6 fournisseurs dont BNP Paribas et Natixis chez qui elle a respectivement sélectionné les indices France/Allemagne, et CAC60.

 

Une ambition pan-européenne

Le développement de Zénith Capital a connu une croissance rapide depuis son lancement et compte maintenir ce rythme en poursuivant deux objectifs. Le premier concerne la mise en place d’offres dédiées auprès de clients entreprises et institutionnels. « Nous souhaitons valoriser notre expertise du marché secondaire en proposant par exemple, le montage de fonds sur-mesure », annonce le co-fondateur précisant par ailleurs s’appuyer dans son conseil sur l’indépendance de sa structure.

La seconde étape consistera par la suite à un déploiement pan-européen. « Il y a une forte demande sur ce marché, mais nous devons avant toute chose devenir leader en France », ajoute le co-fondateur. Une ambition qui nécessitera, par ailleurs, le recrutement d’un spécialiste des produits structurés pour venir renforcer l’équipe composée actuellement de quatre personnes.

 

Distib Invest – 15/05/2018 – Marine Quillaud

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